L’urinothérapie : c’est quoi ?

L’urinothérapie ou auto-urine thérapie désigne la pratique qui consiste à boire une partie de son urine pour être en bonne santé ou se soigner. Qu’elle soit interne ou externe, l’urinothérapie présente  des vertus et soignerait des maux qui feraient  pâlir d’envie n’importe laboratoire pharmaceutique. Non reconnue par la science, validée par aucune étude sérieuse, l’urinothérapie est pourtant pratiquée depuis des millénaires dans le monde entier.

Composition

L’urine est totalement dépourvue de germes, (à condition que la personne qui prélève son urine ne souffre pas d’infection urinaire), car l’urine est totalement stérile dans la vessie.

L’urine contient plus de 300 composants, dont l’urée, l’acide urique, l’acide hippurique, la créatinine, l’urobiline, et de nombreux minéraux, comme le sodium, le chlore, les phosphates, les sulfates et les carnonates, mais aussi des acides aminés, des oligoéléments, des anticorps, des neurotransmetteurs, des vitamines (dont la vitamine C), des hormones et des enzymes.

Concernant la prise, rien de plus simple: il suffit de recueillir ce « nectar divin » (comme le nomment les adeptes), à la source,… et de boire.

Le pour…

En traitement externe, elle serait capable de soigner bon nombre de maladies de peau. Désinfectante, elle guérirait les plaies, comme c’est encore le cas dans certaines tribus nomades et chez de nombreux paysans qui se soignent grâce à l’urine de leur bétail.

Plus particulièrement, elle serait efficace pour lutter contre:

  • l’asthme
  • la fatigue chronique
  • le diabète
  • la constipation
  • le cancer (grâce à la créatine)
  • l’infertilité (grâce aux hormones qu’elle contient)
  • les furoncles
  • la diarhée
  • la boulimie
  • les allergies
  • le stress

Notons que certains composés de l’urine sont aussi utilisés dans l’industrie cosmétique (après-rasage, crèmes, démaquillant, shampooing).

… et le contre

La fonction première de l’urine étant d’évacuer les déchets de l’organisme, (rôle d’épuration des déchets), on ne peut que s’interroger sur les bénéfices que cela engendre pour la santé. On pense aux déchets internes, ceux qui sont produits naturellement par l’organisme et que celui-ci décide d’éliminer (sans doute avec raison…) mais aussi à ceux avec lesquels nous polluons notre corps (comme les drogues). Dès lors, quel intérêt y a-t-il à se réapproprier, ce que le corps, dans sa grande sagesse, a décidé d’éliminer?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *