5 choses à savoir sur le stress

 Qu’est-ce que le stress?

Le « stress » est un terme très en vogue pour qualifier toutes sortes de mal-êtres, essentiellement liés à des causes psychiques et présentant des symptômes physiques (boule au ventre, sensation d’oppression…), selon ma propre perception. Les causes peuvent en être très variées : de la mauvaise organisation à la pression hiérarchique, en passant par les bouchons de la circulation automobile, le bébé qui n’arrête pas de pleurer ou le gâteau raté pour l’anniversaire du fiston.

Selon Wikipédia, « le stress ou syndrome général d’adaptation, est l’ensemble des réponses d’un organisme soumis à des pressions ou contraintes de la part de son environnement« . Ainsi, il peut être positif ou négatif… Vous apprécierez par vous-même. En effet, l’idée est assez répandue qu’un bon stress, celui d’une date d’échéance courte par exemple, est nécessaire pour être productif. Je ne partage pas vraiment cette opinion…

Comment notre organisme répond-il au stress ?

A l’ère préhistorique, le stress se traduisait par deux types de réponses : la fuite ou la lutte… Si les situations stressantes se sont diversifiées avec la vie moderne, et que le panel de nos réactions est plus vaste en conséquence, la réponse de notre organisme n’en reste pas moins physiologiquement de deux natures :

immédiate dans le cas d’un stress ponctuel et de courte durée (risque d’agression par exemple). La production d’adrénaline et de noradrénaline prépare notre corps à une réaction brève par :

  1. l’augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle,
  2. la libération de glucose dans le sang par glycogénolyse dans le foie,
  3. la dilatation des bronchioles,
  4. des modifications de la circulation sanguine entraînant une diminution de l’activité gastro-intestinale et une diminution de la diurèse,
  5. l’accélération du métabolisme.

prolongée, s’il s’agit d’un stress continu (harcèlement moral au travail par exemple !). La production d’hormones corticosurrénales provoque alors :

  1. la rétention de sodium et d’eau par les reins, et en corollaire l’augmentation du volume sanguin et de la pression artérielle,
  2. la conversion de protéines et lipides en glucose ou dégradation en vue de la production d’énergie (ce qui entraîne l’augmentation de la glycémie) pour permettre à l’organisme de résister aux facteurs de stress, et l’affaiblissement du système immunitaire…

Évidemment, ceci n’est pas sans conséquences pour notre santé…

Et si le stress venait de l’intérieur ?

La définition de Richard Carlson est toute autre ! Elle ne remet pas en cause bien entendu la réponse physiologique de l’organisme, mais elle réfute l’hypothèse selon laquelle c’est l’environnement qui génère le stress. Pour lui, « le stress ne nous arrive pas, il se développe au sein de nos pensées ».

Ainsi, nous serions nos propres bourreaux, en décidant par nous-mêmes de ce qui nous stresse ou pas. C’est pourquoi pour certains, le stress est positif et stimulant, tandis que d’autres s’effondreront dans la dépression. Et c’est notre système de pensée qui fait toute la différence, encore lui !

Carlson cite ainsi un certains nombres d’exemples qui pour les uns, sont facteurs de stress, et pour les autres, d’épanouissement : avoir des enfants, assister des victimes de viol etc…

Il va même plus loin en expliquant que, dès l’instant où nous extériorisons l’origine de notre stress (en ne considérant pas qu’il vient de nos propres pensées), nous nous disposons à le subir, en quelque sorte nous validons son existence et lui donnons réalité, et ce faisant nous ne pouvons déjà plus lui échapper ! Nous sommes alors happés par la recherche frénétique d’une solution, alors qu’il aurait suffi de nous rappeler qu’il ne s’agissait que de pensées (et donc par conséquent, qu’elles ne sont que le produit de notre cerveau et que nous ne sommes pas obligés d’y adhérer), pour éviter ce stress. Nous essayons vainement de changer les circonstances pour échapper à ce stress ou de mettre en oeuvre une stratégie cohérente et socialement acceptable pour y répondre, et ainsi nous ne faisons que renforcer le poids et la réalité de ce stress dans notre système de pensée.

Alors comment échapper au stress ?

Carlson ajoute « lorsque nous pensons ou nous focalisons sur quelque chose, l’objet de nos pensées se développe et notre sentiment d’insatisfaction nous semble plus justifié. » D’une irritation légère nous passons ainsi à un état de colère qui devient source d’un stress intense !

Une fois encore, la vigilance est de mise envers les pensées qui nous traversent l’esprit à longueur de journée. Et la méditation est un bon exercice pour développer ce sens de l’observation et ne plus tomber dans les pièges que nous tendent nos pensées !

Comme le dit Carlson, il n’est pas question de faire semblant que tout va bien ! Il suffit simplement de « ne pas ses laisser perturber ou immobiliser par les choses qui nous ont toujours dérangé par le passé ».

« Pour supprimer le stress, il [nous] faut admettre que c’est [nous] qui le fabriquons ! »  assène Carlson.

Mais à quoi sert le stress finalement ?

Le stress n’a pas d’autre utilité que de nous indiquer que nous nous éloignons de notre état naturel de bonheur ! Il est un signal d’alerte à prendre en compte comme le voyant rouge du tableau de bord de votre voiture doit vous inciter à vous garer sur le bord de la route.

Contrairement à l’idée reçue dont je vous parlais en début d’article, le stress doit nous inciter à nous arrêter, car en situation de stress, qu’il soit physique ou mental, point de salut possible ! Lorsque nous sommes stressés, nous perdons nos repères, nous devenons confus, et nous nous déconnectons de la réalité…

Le stress est là pour nous signaler que nous devons marquer une pause. En cas de stress, il est urgent de nous recentrer pour nous ouvrir de nouveau à notre sagesse et à notre bon sens, retrouver notre paix intérieure et le sentiment de bonheur toujours présent au fond de nous. Et en procédant ainsi, nous récupérons notre capacité à voir les choses avec recul au lieu de nous noyer dans les détails, et nous sommes alors plus productifs et compétents !

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Alors, stressé ? Arrêtez de foncer, respirez profondément…

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